Les échecs, un vrai poème !

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Vous ne saviez sans doute pas et je le découvre avec vous mais nous avons parmi nos joueuses une poétesse fort talentueuse, à savoir Mireille NARDOU.

Elle vous donne au travers de cette poésie sa vision du jeu d’échecs.

Les pions veulent courir d’un côté ou de l’autre. Encore faudrait-il leur offrir de l’espace.
Les cavaliers sautent par-dessus tous, noirs ou blancs, pourvu qu’on leur fasse la place.
Les fous s’échappent d’un côté ou de l’autre, ne s’effrayant de rien, partout ils passent ;
Entre leurs tours, les rois et les dames attendent, que le moment propice leur soit efficace.

Puis viennent les êtres humains
Avec leurs petites mains
S’affairent plus ou moins sereins
Espérant  être les plus malins

Pour commencer, il faut choisir la couleur. Noir ou blanc ? Qu’importe, on a tous le même sang.
Sortir son cavalier, pourvu qu’il galope, qu’importe si c’est un bâtard ou si c’est un pur sang.
On s’en fout, fout et contrefout ; justement, puisqu’il en est question parlons en vraiment.
Les fous, dans tout cela, ils courent en tout sens, à droite, à gauche, même derrière ou devant.

Et voilà qu’il faut jouer
Un défi vous me disiez ?
Laissez- moi m’éclater !
Pour perdre, ou pour  gagner.

Les tours également ont leur importance ; car elles protègent en tous chemins et en tous lieux,
Ce sont elles qui programment  et préparent minutieusement  la chute ou  la gloire du jeu.
Fortes et bien plantées, elles dirigent avec leurs amis,  certes, mais du haut de leurs cieux
Elles jugent les fous, et chassent les cavaliers pour atteindre  dames et  rois, amis des dieux.

Vraiment, c’est de la folie douce
Parfois j’ai envie de dire : « pouce »
J’en ai  presque la frousse
De tout ce monde à mes trousses

Enfin, je fais connaissance avec les dames, souvent élégantes et chapeautées de leurs couronnes
Qui ont le privilège, leur noble rang oblige, d’aller et venir, de tout faire et de n’obéir à personne ;
Même les rois n’ont pas ces droits.  Un peu paresseux ceux-ci, ils laissent interagir les dames bonnes,
Qui prennent leurs défenses, abattent tout sur leurs passages, même anoblissent parfois une pionne

Pour finir mes élucubrations
Permettez-moi, de vous dire à ma façon
Merci pour ce jeu de folie et de raison
Bons temps et bonnes parties à l’horizon

MN
01/08/2020

 

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